Réunion publique du 17.09.2016

REUNION D'INFORMATION SUR LES PROJETS EOLIENS DE PARNAC ET SAINT-GILLES

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2016/09/20/Les-projets-eoliens-ne-font-pas-que-des-heureux-2844804

120 personnes se sont rendues ce samedi 17 Septembre à la salle des fêtes de Parnac, à l'invitation de l'association EDBS (Environnement Durable en Boischaut-Sud) pour s'informer de l'avancée du projet éolien  porté par le promoteur Global Wind Power sur les communes de Parnac et de Saint-Gilles. En fait, il s'agit à présent de 3 projets distincts, en cours d'instruction auprès des services de la Préfecture: 6 éoliennes de 175m de hauteur au niveau du bois de Chinan, 6 à proximité de La Villonnière, et 3 réparties entre les Cinq-Routes et La Maison-Seule, sur la route de La Souterraine.

 

C'est surtout la démesure des projets qui surgissent un peu partout dans cette région aux confins des 3 départements de l'Indre, de la Haute-Vienne et de la Vienne qui interpelle. C'est ainsi que 43 éoliennes sont à l'étude dans un rayon de 6 kilomètres autour de St Benoit du Sault. Ce nombre passe à 270 si l'on étend le cercle jusqu'à Montmorillon. Avec des hauteurs de 175m, on ne peut pas rester indifférent à ce que Serge Néollier, le président d'EDBS, qualifie dans son introduction de "chronique d'un saccage annoncé".

 

Au-delà des considérations relatives aux co-visibilités, qui seront présentes sur tout le territoire des communes concernées en raison d'une topographie très plate, l'attention de l'auditoire a été suspendue au témoignage de riverains des 4 éoliennes de La Souterraine, qui ont expliqué en quoi la mise en service de ces machines, voici 3 ans, les avait obligés à modifier de manière significative leur façon de vivre: nuisances sonores (sauf quand il n'y a pas de  vent!), nuisances visuelles, obligation de modifier la distribution de leurs logements pour mettre les chambres à l'opposé des éoliennes, maux de tête récurrents, mais surtout, sentiment d'abandon total face aux problèmes soulevés et à leur désarroi.

 

Puis sont intervenus des acteurs de l'énergie renouvelable: un apiculteur local dont l'exploitation fonctionne en autonomie complète, grâce à 10m² de panneaux photovoltaïques et une isolation conséquente de sa maison; un exploitant qui a utilisé la surface de toiture d'une stabulation pour développer une production d'électricité d'origine solaire conséquente; un installateur de  micro-centrales hydrauliques qui a démontré que la Creuse est aujourd'hui largement sous-exploitée (la centrale d'Eguzon, dotée de 6 turbines, ne fonctionnerait que sur 1 seule), et que l'exemple de l'Alsace, qui mise à fond sur le petit hydraulique avec un développement significatif de cette énergie permanente et non-polluante, pourrait avantageusement être transposé dans notre région.

 

Encore faudrait-il une politique cohérente en termes de rachat de l'électricité ainsi produite. Alors que le kWh éolien est acheté 82 €/MWh, ce montant passe à 19€/MWh pour le photovoltaïque, et 8 €/MWh pour le petit hydraulique. A qui profite donc une telle différence?

 

Dans sa conclusion, Serge Néollier  a regretté que l'éolien industriel géant soit présenté, de la part des responsables locaux, comme la  panacée en ignorant délibérément des solutions locales, renouvelables et véritablement écologiques. Les témoignages et les exposés qui ont été donnés tout au long de cette réunion montrent que ces autres voies sont à la fois possibles et rentables , sans les agressions que procurent la filière de l'éolien industriel.

 

L'association Environnement durable en Boischaut-Sud présentera, le 17 septembre, à Parnac, le nouveau projet éolien déposé à la préfecture de l'Indre, en avril, par la société Global wind power.
« Il s'agit de l'implantation de quinze aérogénérateurs industriels géants de 175 m de haut sur les communes de Parnac et Saint-Gilles, en pleine covisibilité avec le prieuré de Saint-Benoit-du-Sault, déplore Serge Neollier, président de EDBS. Encore une fois, la population n'a jamais été informée de ces projets. C'est pourquoi l'Association EDBS se substitue aux élus défaillants pour faire connaître les conséquences de ces implantations au cas où elles se réaliseraient. »

Réunion publique, samedi 17 septembre, à partir de 14 h, salle des fêtes des Cinq-Routes, à Parnac.

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